Publié le 21 Juillet 2025

Les effets du changement climatique se traduisent par une intensification des phénomènes météorologiques extrêmes : sécheresses, inondations, mouvements de terrain, tempêtes. Pour les communes touchées, l’enjeu est double : obtenir la reconnaissance officielle de l’état de catastrophe naturelle, permettant aux sinistrés d’être indemnisés, et intégrer ces risques dans la transparence des ventes immobilières.
Selon les données collectées par La Gazette des communes, 2 586 décisions ministérielles ont été publiées au 28 juin 2025. Parmi elles, 1 674 (soit 64,3 %) ont abouti à un rejet de la reconnaissance en état de catastrophe naturelle. Cela signifie que, malgré les dégâts observés localement, le ministère a estimé que les critères d’intensité ou d’imprévisibilité du phénomène n’étaient pas remplis. On compte alors 912 communes reconnues comme telles avec des arrêtés qui précisent le type de catastrophe, la date, la franchise, et la motivation de décision.
Une carte interactive mise à jour en temps réel permet aux habitants, collectivités et professionnels de l’immobilier de vérifier si une commune a été reconnue ou non. Cet outil facilite ainsi la veille réglementaire, particulièrement utile pour les élus locaux, assureurs et acheteurs.
Au-delà de l’indemnisation des sinistrés, ces décisions ont un impact direct sur les transactions immobilières. L’État des risques et pollutions (ERP) est un diagnostic obligatoire lors de toute vente ou location d’un bien situé en zone à risque. Il doit mentionner les risques entourant le bien, mais aussi la mention de l’état de catastrophe naturelle dans la commune. Cela garantit une transparence totale entre le futur habitant du bien et le locataire ou vendeur. Dans un contexte d’augmentation des phénomènes extrêmes, l’anticipation des risques devient une exigence. De plus en plus d’acheteurs sont regardants et prennent en compte les résultats de l’ERP.





