Publié le 22 Novembre 2023
Le DPE a fait l’objet d’une réforme récente visant à unifier notamment la méthode de calcul permettant son classement énergétique.
Après une analyse de l’ensemble des diagnostics réalisés en France, l’Observatoire du DPE constate qu’un tiers des biens de moins de 30 mètres carrés figure parmi les pires passoires énergétiques. 15 % des biens classés F et 17 % des biens classés G sont concernés. Si l’on considère cette même moyenne sur l’ensemble du parc immobilier, cela ne concerne que 9 % des biens classés F et 7 % de ceux classés G.
Il semblerait alors que plus la superficie est petite, plus les biens sont énergivores.
Or, ce constat est faussé par la méthode de calcul. C’est en effet cette dernière, au travers des différentes méthodes prises en compte, qui génère des notations défavorables.
La CDI Fnaïm et la Fidi, les deux principales organisations de diagnostiqueurs en France, soulignent la nécessité de revoir à nouveau la méthode de calcul utilisée, notamment pour les petites surfaces.
Elles considèrent ainsi que le critère du puisage ECS et l’indice de capacité thermique doivent être revus et adaptés en fonction de la surface du bien.
Au regard de ces différentes informations, il n’est donc pas anodin de s’interroger sur les conséquences engendrées par ces DPE défavorables et l’impact probable au regard des interdictions de location des passoires thermiques. Et cette situation pourrait aggraver la situation locative dans les zones dites tendues comme à Marseille ou Toulouse par exemple. Dans ces villes universitaires, les logements de moins de 30 m² sont nombreux et la vacance locative y est faible. Toutefois, avec l’interdiction de location des passoires thermiques, la situation déjà compliquée pourrait donc devenir plus problématique encore.





