Publié le 26 Août 2025

L’amiante a très longtemps été utilisé dans le bâtiment pour ses propriétés isolantes. Pourtant, ce matériau est aujourd’hui reconnu comme un danger majeur pour la santé. Il a donc été interdit dans le domaine de la construction en 1997. Malgré cela, il reste présent dans de nombreux bâtiments dont la construction est antérieure au bannissement. Le danger de l’amiante provient particulièrement des fibres qui sont libérées dans l’air, cela arrive au fil du temps et de la dégradation des matériaux ou lors de travaux. L’accumulation de filaments d’amiante dans les poumons peut être responsable de l’apparition de pathologies graves comme des fibroses ou des cancers. Le danger est particulièrement présent lors d’un chantier : la manipulation et les chocs participent à la libération d’amiante. L’exposition ne concerne pas uniquement les professionnels du bâtiment. Agents publics, enseignants, personnels techniques ou administratifs peuvent aussi être concernés, parfois sans en avoir conscience. Un tiers des cancers liés à l’amiante touchent des personnes sans exposition professionnelle connue.
Face à ce danger invisible, mais bien réel, les employeurs ont l’obligation légale de prévenir et protéger leurs agents, conformément au Code du travail. Ils doivent intégrer le risque amiante dans le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), informer les agents et assurer leur suivi médical, y compris après leur départ. La connaissance du lieu de travail est cruciale : tout bâtiment construit avant 1997 doit posséder un Dossier Technique Amiante (DTA), mis à jour régulièrement. En cas de travaux, un repérage amiante avant travaux est requis. Pour agir efficacement, les agents peuvent donc vérifier la date de construction des locaux, consulter le DTA, demander la mise à jour du DUERP si nécessaire, se faire accompagner par leur syndicat, comme la CFDT, et en cas d’exposition, consulter la médecine de prévention et faire valoir leurs droits.





